La fête de Pâques à la russe à St Martin de la Brasque ! Le 27 avril 2008

Cliquez pour agrandir l'image jeudi 1 mai 2008, 21:33
Bonjour et merci à tous ceux qui sont venus à la fête ! Kristos Voskréssi!
Je remercie le Bon Dieu pour le beau temps du 27 avril 2008, parce que le soleil de printemps c'est déjà la moitié du succès et de la bonne humeur!
La soirée s'est déroulée en 2 parties. Tout d'abord Serge nous a présenté son discours concernant les rites orthodoxes de la fête de Pâques. Il a fait le travail formidable!
Ensuite, nous avons présenté un spectacle de marionnettes avec comme thème un conte d'Alexandre Pouchkin "Le poisson doré". Cette année il était en français ! L'année prochaine, on vous le présentera en russe.
On s'est bien amusés avec nos marionnettes ! Michel a joué le rôle du vieillard, Marte le rôle de la vieillie, Catherine et Vera le rôle du poisson doré et Serge était le narrateur de l'histoire.
Un jour, notre groupe de l'ACETI pourra peut être jouer au théâtre BOLCHOII ! et avoir beaucoup de succès !
La musique et le scénario a été proposé et réalisé par moi-même ! Jean-Marie nous a aidé avec le sono. Henry a assuré la partie technique du spectacle. Merci à eux !
Nous n'aurions pas pu réussir notre fête sans nos invités, qui ont été très actifs et qui ont participé dans toutes nos activités de la deuxième partie de soirée.
Je remercie également Joceline Thomas, la correspondante de "La Provence" pour sa disponibilité! Après la fête, elle a publié un article ainsi qu'une belle photos du groupe. Vous pouvez les voirs en cliquant sur l'image de l'article.
En partant, tout le monde à reçu comme cadeau un oeuf coloré et s'en est allé avec beaucoup d'émotions
 


La fête de Paques 2008

Serge Ivanoff  parle de Pâques russe orthodoxe.


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"Si la pratique religieuse, chez nous, est en forte régression par contre dans la Sainte Russie le peuple russe a vraiment des liens très profonds avec la religion et l'église. C'est ce qui définit " l'âme russe ". On trouve des traditions millénaires, des fêtes, des rituels, l'adoration des saints. Les orthodoxes préparent très scrupuleusement leur plus grande fête qui est Pâques. Or la résurrection du Christ (Kristos Voskressi), c'est la base, le fondement de la foi de l'orthodoxe, c'est la première et la plus grande vérité prêchée par les apôtres.

      Le mot pâques vient du grec qui signifie  " délivrance ".
      Pour arriver dignement à Pâques les croyants se préparent pendant six semaines par un grand jeûne, c'est le Grand Carême.

      Je ne vais pas vous raconter la Bible mais souvenez-vous de la traversée du désert par les juifs vers " la terre promise " suite à leur départ d'Egypte, ainsi que le séjour de Jésus dans le désert. Le Grand Carême est en rapport direct avec ces évènements.

      Le Grand Carême est précédé de la semaine des laitages (masliénitça) durant laquelle sont encore permis les produits laitiers et permet d'entrer progressivement dans le Grand Carême. Cette semaine se termine par le dimanche du pardon, ce jour là on se demande pardon les uns les autres et cet acte dispose au repentir et à l'amour de son prochain. Puis c'est le Grand Carême. L'église a établi des degrés de jeûne, chaque orthodoxe jeûne selon ses forces, selon sa santé. Les prêtres et les moines font un jeûne très sévère. Les deux premiers et les deux derniers jours ils ne prennent aucune nourriture. Le Grand Carême dure quarante jours mais si vous consultez un calendrier vous constaterez qu'entre le premier jour de carême et Pâques il y a plus de quarante jours, c'est simplement dû au fait qu'il faut compter avec les dimanches qui n'ont pas toujours existés. Grand Carême donc, pendant lequel les produits d'origines animales sont interdits, sauf le poisson."
Nous arrivons à la Semaine Sainte, l'occupation des orthodoxes pendant cette semaine est de peindre des œufs, c'est le principal symbôle de la fête, la couleur dominante est le rouge qui représente le sang du Christ, versé sur la Croix.

      La vieille coutume des œufs de Pâques a comme origine l'acte de Sainte Marie Madeleine qui a prêché l'évangile à un empereur romain en lui offrant un œuf rouge et en lui disant " Le Christ est ressuscité ", " Kristos Voskréssi ".
la suite...
                                                                        -2-

      Comme chez-nous le Vendredi Saint toutes les cloches de toutes les églises se taisent.

      Samedi Saint, veille de Pâques se poursuivent les cérémonies religieuses pour les pratiquants, presque toute la nuit. Les églises russes n'ont pas de sièges pour les fidèles, ils restent debout, il y a bien sûr les vigiles puis une procession avec la Croix et les Bannières.

      A la fin du service pascal et des liturgies les paroissiens se saluent les uns les autres et proclament : " Kristos Voskréssi ", Christ réssuscité, et se répondent, mutuellement : " Voïstïnou Voskréssi ", en vérité réssuscité. A la suite de quoi ils s'embrassent  trois fois.

      Les fidèles, normalement, s'habillent de blanc pour l'église, ils apportent les œufs peints pour les consacrer au cours d'une cérémonie. C'est la période aussi où ils s'habillent de leurs nouveaux vêtements.

      Ce jour de Pâques les cloches de toutes les églises se mettent à sonner à toutes volées pour annoncer la résurrection du Christ. Faire la grasse matinée est estimé un péché impardonnable. De plus, tôt le matin les gens aiment sortir scruter, interroger le ciel car Pâques annonce aussi le printemps et la couleur du ciel de ce jour est un présage  pour le temps qu'il fera tout le printemps et l'été à venir.

      Déterminer la date de la fête de Pâques semble être une difficulté pour un grand nombre de personnes. Alors voici, suivant une règle traditionnelle attribuée à tort semble-t-il au concile de  Nicée (325), la fête de Pâques est fixée au premier dimanche qui suit la première pleine lune qui vient après l'équinoxe de printemps (21 mars). Comme les lunaisons et la durée des mois ne coïncident pas les décalages de toute l'année font que Pâques se situe le 22 mars au plus tôt et le 23 avril au plus tard.

      Le dimanche de Pâques les croyants fréquentent les cimetières pour échanger le " baiser de Pâques " avec les défunts. Sur les tombes ils laissent des œufs consacrés et un peu de pain. Puis les gens rentrent chez eux, ils échangent ou offrent les œufs consacrés, à leurs parents, amis, voisins. Ils rompent alors le jeûne, le premier aliment qu'ils doivent prendre ce sont justement les œufs.




                     

                                                       

La recette de pashka

lundi 21 avril 2008, 21:10

Ingrédients :
  • 1.5 kg de fromage blanc épais (Cottage Cheese de Danon,  Brousse, etc...)
  • 250 ml de sucre
  • 250 ml de crème épaisse
  • 225 g de beurre ramolli
  • 4 jaunes d'œufs
  • 125 ml de fruits et d'écorces confits
  • 125 ml d'amandes mondées finement hachées
  • 1 c. à thé d'extrait de vanille

Préparation :
1. Égoutter le fromage dans une passoire en plaçant un poids dessus, sinon le gâteau risque de perdre sa forme.
2. Dans un bol, laisser macérer les fruits confits avec la vanille.
3. Écraser le fromage à l'aide d'une cuillère, incorporer le beurre.
4. Dans une casserole, faire chauffer la crème jusqu'à ce que des petites bulles se forment le long de la paroi.
5. Dans un autre bol, travailler le œufs et le sucre, verser la crème chaude, transvaser le tout dans une casserole et remettre sur le feu, laisser cuire doucement à feu doux jusqu'à ce que le mélange épaississe en remuant constamment - ne pas faire bouillir au risque d'avoir des grumeaux.
6. Retirer du feu, incorporer les fruits confits, mettre la casserole dans un grand récipient contenant de la glace et de l'eau froide, tourner la crème jusqu'à ce qu'elle refroidisse.
7. Ajouter le fromage et les amandes, verser le tout dans le moule à pashka (ou le pot de fleur !), recouvrir d'une mousseline et mettre un poids, réfrigérer au moins 8 heures avant de démouler, décorer et servir ...

Un peu d'histoire et de cuisine

lundi 14 avril 2008, 16:41
                                                                            -3-

      La plupart des recettes de la période de Carême date de l'époque du Baptême de la Sainte Russie (988). Au XVIIem siècle voir fin XIXem on mangeait pratiquement les mêmes plats qu'à l'époque du Grand Saint Vladimir 1er, Prince de Kiev (980-1015). Jusque fin XVIIem en Russie on ne connaissait que le chou, l'ail, l'oignon, le concombre, la betterave, le radis. Les herbes et assaisonnements faisant la différence entre les plats. Les soupes aux choux, aux poissons étaient très répandues, ainsi que les bouillies d'avoine et de sarrasin, les crêpes et beignets étaient sans lait ni œufs. Dans les maisons de la noblesse de Moscou et de Saint Pétersbourg et aussi dans les tavernes et établissements les plus réputés de l'avenue de la Néva on servait des plats identiques à ceux des monastères.

      Au cours d'un de ces Grand Carême Ivan le Terrible la tête pleine de projets sinistres est venu à Pskov après son massacre de Novgorod. Un saint homme que l'on disait "  fol en Christ " lui a proposé un morceau de viande crue. Le tsar s'est exclamé qu'il était chrétien et ne mangeait pas de viande pendant le Grand Carême. Le saint homme lui répondit qu'en mangeant de la chair et du sang humain (c'est-à-dire en tuant les gens) il oubliait le Carême, mais aussi Dieu. Pris de peur à ces accusations le tsar a quitté Pskov avec son armée, la ville fut sauvée du massacre.

      Je finis par le meilleur, le dessert, lequel pour Pâques est le traditionnel koulitch, je n'ai pas la recette ici, mais elle est facile à trouver.


                                                                                  Pâques 2008
                                                                                  Serge Ivanoff

La recette de koulitch

500 g de farine,
1 verre de lait
4 jaunes d'œuf
50 g de levure de boulanger
100 g de beurre
100 g de sucre
1/2 cuillère à café de sel
un zeste de citron
des raisins secs


Préparation :

1. Délayer la levure dans le lait tiède avec une cuillère à soupe de sucre et une de farine.
2. Quand la levure commence à monter, versez-la dans un récipient contenant la farine.
Ajoutez les jaunes mêlés au sucre, salez et pétrissez bien jusqu'à la formation de petites bulles (la farine doit être tamisée).
Ajoutez à ce moment le beurre fondu mais pas chaud et pétrissez jusqu'à l'absorption totale du beurre.

Ajoutez le zeste de citron, les raisins secs bien trempés et repétrissez.
Placez le récipient couvert dans un endroit tiède pour faire monter la pâte. (On peut le faire au bain-marie)

3. Quand la pâte a doublé de volume à peu près remélangez-la bien et versez-la dans un moule dont vous aurez couvert le fond de papier huilé.
Les bords du moule auront été beurrés et couverts de semoule ou de chapelure.

Remplissez le moule au tiers. Laissez de nouveau la pâte monter. Quand le moule sera presque rempli par la pâte montée enduisez-la d'œuf.
4. Mettez à cuire pendant 45 minutes dans un four à 200 degrés.

5. Avec cette quantité de pâte on peut confectionner 3 petits gâteaux de Pâques selon la grosseur des moules.

6. Saupoudrez les gâteaux de sucre en poudre ou bien badigeonnez-les avec les blancs d'œuf restants et remettez-les au four pour faire sécher.




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