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Pourquoi j' ai choisi ACETI ou pourquoi j' apprends le russe. Pierre Lhoste | mercredi 10 octobre 2007, 13:20
Comment je suis devenu "prof " de russe
En Mars 1943, pris dans la première vague du S.T.O (service du Travail Obligatoire), je me retrouvai en Allemagne dans une petite localité rurale à 50 Km à l'est de Hanovre. Avec notre petit groupe de Français se trouvaient des jeunes d'une trentaine de pays, des Belges, des Hollandais, des Italiens, des Tchèques etc.…. Je ne vous parlerai pas des relations entre les différents groupes, car Cavanna, embarqué lui aussi dans l'aventure du S.T.O en a fait une description savoureuse dans " Les Russkoffs " que je vous invite à lire (Livre de Poche N 5507 pages 120-123) En gros, pour nos " employeurs ", les travailleurs se répartissaient en trois groupes bien distincts :
- les ressortissants des pays alliés (de l'Allemagne) et assimilés
- les ressortissants de pays hostiles ou peu fiables (dont les Français)
- les Untermenschen (être inférieurs) regroupant essentiellement les Slaves, c'est-à-dire les Polonais, les Russes et les Ukrainiens.
Au travail, chaque groupe était facilement reconnaissable à un badge de couleur et de forme différente suivant sa catégorie, mais une fois sorti de l'usine, il pouvait le mettre dans sa poche et se fondre dans la masse des civils. Les slaves, eux, ne le pouvaient pas car ils devaient porter, solidement cousu sur leur veste, leur robe ou leur manteau un petit morceau d'étoffe sur lequel était tissé un P pour les Polonais ou les lettres OST en blanc sur sur fond bleu pour les Russes et les Ukrainiens.
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|  Toute une vie franco-russe. Serge nous raconte son histoire: | 9 mai 2007, 11:08
Ce récit relate toute une vie franco-russe qui après réflexion est plus française que russe. Soyons logique, commençons par le commencement avec un avertissement ; je ne prétends pas faire de la littérature, aussi ne soyez pas étonné par ma façon d'écrire.
En route donc, pour le " choc " des cultures.
Elle est belle, sympathique, intelligente, c'est normal elle est russe, en plus elle m'apprend sa langue maternelle.
" Elle " ; c'est Irina.
Comment pouvais-je refuser ? Quand Irina m'a dit : " Serge ( Sergey ), je fais un site Internet qui a pour but des échanges culturels ".
Irina a ajouté : " acceptez-vous de m'aider en répondant à la question suivante ; pourquoi apprenez-vous le russe ? ".
Diable ! (tchort) En voilà une idée, qu'elle est bonne ! C'est du mauvais français, bien sûr, mais n'est-ce pas une langue vivante ?
La question était lâchée, je l'attendais, la craignais, tout à la fois, je ne suis pas vraiment surpris. La question posée à un jeune étudiant ou travailleur serait banale et la réponse évidente : " les études, le boulot etc… ". Cette réponse est peut-être plus intéressante ou originale venant d'une personne de plus de soixante ans, de surcroît fils d'émigré ukrainien. L'Ukraine, vous savez ? Ce pays qui est bordé par la mer Noire, ce pays qui cultive le blé, nous envoie du gaz, occasionnellement un nuage radioactif et qui faisait partie de l'Union Soviétique.
Voici déjà un éclaircissement, tout semble dit à travers ces mots ; fils d'émigré ukrainien. Bon, j'apprends le russe et alors ?...vous pouvez vous contenter de cela et tourner la page, cependant, ne passeriez-vous pas à côté de quelque chose ?
Pour la suite j'utilise le mot " russe " plutôt qu' " ukrainien ", avec regret. C'est pareil, non ?
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|   Michel Poustynnikoff 24 Avril2007, 14:25
Depuis mon enfance, je me sens écartelé. Je m'appelle Michel Poustynnikoff. Certains m'appellaient Micha, Michka, Mikaïl ou Michenka. Je ne parlais que français, mais parfois on me demandait "Idi souda Micha" ou encore "skodi za kleb, bistro". Je comprenais ce que cela signifiait mais je ne parlais pas de cette façon là. J'ai longtemps désiré apprendre à parler comme mon père ou ma sœur, mais cela m'était subtilement refusé. J'ai appris quelques mots par ci par là quand mon père comptait ou jouait aux cartes ou lorsque nous allions en visite chez des amis russes une ou deux fois l'an. Adolescent, j'ai acheté un livre écrit en russe qui traînait dans une librairie. Le libraire m'en a presque fait cadeau tant il était content de s'en débarrasser. C'est ainsi que j'ai appris à lire les caractères cyrilliques. Etudes, travail, famille, enfants ne m'ont pas laissé le temps de poursuivre dans cette voie. Arrivé à la retraite, je découvre que l'on donne des cours de russe pour adultes tout près de chez moi. Mon grand rêve était de voyager dans le transsibérien. C'était enfin l'occasion et d'apprendre la langue paternelle et de visiter cette Russie dont j'entends parler depuis si longtemps. J'apprends et bientôt je pars. Mélange de cosaque et de breton, j'ai toujours été têtu et patient et j'en suis parfois récompensé.
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|  Mes relations avec la langue russe de Bernard M. | Par quel hasard et par quel cheminement de la pensée peut-on être conduit à apprendre une langue si difficile et si peu usitée que la langue russe, surtout quand aucun lien de parenté ou quelconque atavisme ne nous attirent vers ce mode de communication ?
En ce qui me concerne les raisons sont à peine avouables ! Elles tiennent pour une part essentielle à la vodka !
En 1980, j'ai fait partie d'une délégation de 10 spécialistes nucléaires français, qui ont rencontré, pendant 10 jours, 10 spécialistes nucléaires russes. Les réunions se sont tenues pour l'essentiel à Moscou, les visites techniques à Dimitrovgrad.
Les repas étant pris en commun, il a été impossible d'échapper au rituel du toast porté, le verre de vodka à la main, agrémenté d'un discours à la gloire de quelqu'un ou de quelque chose.
Chacun levant son verre à tour de rôle, on imagine aisément l'état de mes méninges, baignant dans l'alcool, lorsque mon tour fut venu.
Il faut dire qu'avant mon départ il ne m'était pas venu à l'esprit, un seul instant, de me plonger dans un ouvrage d'initiation à cette langue, rôdé jusqu'alors dans mes rencontres internationales à l'usage de l'anglais sinon de l'allemand.
Autant dire qu'à mon arrivée à Moscou j'ai tout de suite mesuré l'étendue de mon erreur et de mes lacunes, particulièrement lorsque notre guide-interprète nous a conduit au " PECTOPAH ", pour déjeuner le midi !!!
Donc pour agrémenter mon toast et ne pas tomber dans les banalités des discours convenus, je me suis lancé à faire mon autocritique en avouant mon ignorance crasse et de la langue et de l'écriture cyrillique, et partant je me suis engagé à apprendre la langue russe dès mon retour à Paris, de façon à dépasser le cadre protocolaire et faire plus ample connaissance avec à mes hôtes lors de notre prochaine rencontre.
Bien que cela ait pu passer pour un " engagement de circonstance ", dés mon retour je me suis inscrit à un cours de russe auprès d'une charmante professeur, authentiquement russe, répondant au nom de Madame Kalmykow.
Malheureusement dans l'année qui a suivi je suis descendu à Cadarache et j'ai ainsi laissé ma charmante prof, qui, en très peu de temps, m'a convaincu que je pourrais parler dans sa langue.
A Cadarache je me suis, à nouveau, inscrit à un cours de russe, mais le prof, qui était français d'origine, m'a fait fuir, en moins de 3 semaines, devant les subtilités des " ch " mouillés ou chuintants, que ni mon oreille ni ma dentition ne me permettaient de reproduire avec enthousiasme.
Les choses en seraient restées là si, par hasard, je n'avais rencontré Pierre LHOSTE, que j'avais perdu de vue depuis bien des années.
Au terme de l'évocation de nos souvenirs communs, il m'a rappelé son ancienne passion, qui occupait désormais ses loisirs de retraité : " l'enseignement tous niveaux de la langue russe ".
Et c'est ainsi que mon ancien collègue, que j'étais tenté d'appeler " mon parrain " tant il avait su me conseiller et me prendre " sous son aile " lorsque j'étais arrivé tout nouveau dans la profession à Saclay, est devenu mon prof de russe à Pertuis le 31 janvier 1999.
Mais il s'agit de cet enseignement comme de cette vieille expression : " Ah si j'avais connu plus tôt l'Ecole Universelle ! ", car la vétusté de mes neurones, pour ce qu'il en reste, ne me permet plus guère de tenir cet engagement de 1980, ce qui revient à dire que je serai encore dépendant d'un(e) interprète lors d'un prochain voyage en cette belle Russie !
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|  Anne: | Grâce aux cours de russe proposés par l'ACETI, j'ai pu me familiariser avec les bases de cette langue complexe, ce qui m'est maintenant très utile pour communiquer avec mes amis en Biélorussie et en Russie. Désormais je peux donc vivre avec eux, partager leur quotidien, m' imprégner de leur culture et voyager avec eux pour découvrir leur pays, sans craindre d'être la seule francophone, même si je suis encore loin de parler parfaitement leur langue. C'est ainsi, que j'ai pu visiter des villes étonnantes, coquettes, pleines de charmes en Biélorussie, telles que Minsk, Gomel, Polotsk et ses églises, Vitebsk et sa foire artisanale, Vietka et son superbe musée, Orcha ou Postavi. J'ai arpenté en tous sens la campagne de ce pays passionnant et méconnu, j'ai campé au bord du lac Blanc dans cette zone marécageuse et très boisée du sud, près de la ville de Jitkovitchi, et surtout, j'ai marché pendant deux semaines inoubliables, loin de tout, sac au dos, avec juste le minimum d'équipement pour notre petit groupe, dans cette magnifique région de Braslav et des Lacs Bleus, réserve naturelle parsemée de lacs plus beaux les uns que les autres, région pleine de fleurs et d'oiseaux, région vallonnée, ce qui suffit pour en faire une exception dans ce plat pays. En Russie, j'ai eu la chance de visiter plusieurs fois Moscou, ses merveilleuses églises, ses magnifiques monastères, son Kremlin, chargé d'histoire, ses parcs splendides. Je suis allée aussi à Volgograd dans le sud, à Perm dans l'Oural, à Souzdal et Vladimir, ces villes magiques de l'Anneau d'Or qui entourent Moscou et qui nous racontent l'histoire de la Russie profondément gravée dans les pierres de leurs églises. Là-bas, j'aime voyager comme eux, avec eux, en bus (rarement d'un modèle récent !) ou en train, de préférence en 3ème classe, dans leurs wagons " platzkart ". C'est souvent épique, il faut l'avouer ! Mais le plus beau voyage que j'aie fait avec mes amis russes, c'est notre mémorable expédition dans l'Altaï. Après cinq jours de train et de car par Barnaoul sur l'Ob, Biisk, Altaiskoe je me suis retrouvée en pleine Sibérie, exactement au centre de l'Asie ! Et ce pays plat depuis des milliers de kilomètres s'élevait soudain en montagnes arrondies et boisées puis de plus en plus élevées et sauvages. Nous étions une vingtaine de tous âges à partir ainsi allègrement, à pied, hors de toute trace de civilisation, avec sur le dos les tentes, le matèriel de cuisine (qui commence par une bonne hache pour couper du bois), et la nourriture pour deux semaines pour tout ce petit monde. Aucune moyen de se révitailler en route bien sûr ! Depuis le petit sillage de Tiynguz (850 m) au bord du fleuve tumultueux Katyn, nous sommes remontés le long de la vallée du Kytserla jusqu'à sou lac à 1736 mettre d'altitude. De là nous avons franchi un col à 3275 m pour passer dans la vallée de l'Akkien et son lac merveilleux dominé par un cercle de montagnes majestueuses au milieu desquelles se dresse le Beluha, sommet le plus élevé de l'AltaÏ avec ses 4506 mètres. Quelle beauté ! Mais quelle surprise aussi le lendemain matin de nous réveiller dans des tentes ensevelies sous quinze centimètres de neige fraîche alors que nous étions le 15 août !.... Nous sommes ensuite redescendus cette belle vallée de l'Akkien et par un autre petit col nous avons rejoint notre point de départ. Que d'aventures, de moment cocasses ou épineux tout au long de cette marche ! Que de moments profonds, intenses, chaleureux ! Et tout cela en russe ! Comme quoi, tout est possible…
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|  Irina | dimanche 18 Avril 2007, 12:09
Pourquoi j'ai choisi l'ACETI? Je m'appelle Irina, je suis d'origine russe, j'habite ici, en France, dans le Luberon. Je n' apprends pas le russe, plutôt j'apprends le français. avec les Français!!! Depuis que j'ai fait connaissance avec Pierre Lhoste, le président de l'association, il m' a impressionné par son énergie et son amour pour la culture de mon pays et la langue russe. Bien sur, je me suis lancée dans cette aventure, qui s'appelle ACETI. En créant ce site, j' aimerais aider les Français, intéressés par la culture et la langue russe, établir des contacts avec mes compatriotes. C'est pour ça, le site sera en 2 langues et il disposera d'un forum. (bientôt) Aujourd'hui, avec Pierre, nous préparons la grammaire russe. Ajoutons mes cours de conversation, pour lesquels je me prépare avec beaucoup d'enthousiasme. Mes élèves sont très sympa. Ils sont tous différentes, ils ont les différents capacités d'apprentissage de la langue. Mais le principal, qu' ensemble, nous arrivons a créer une jolie atmosphère et on avance! Je les adore tous!
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